1993-1999 Coupe Inter Balkans Wado Kaï, à Haskovo, Bulgarie.
J’ai eu la charge et la responsabilité d’une compétition internationale à Haskovo. dans les pays de l’Est, la mise en place est un vrai parcours du combattant de par les infrastructures et la mise en œuvre de l’organisation, les réunions d’arbitrage. Cette manifestation fut un vrai casse-tête. J’y ai côtoyé, tous les responsables techniques et administratifs du style Wado Kaï européenne ; Dimitar Trenkov Chef de la Wado Kaï bulgare et Jivko Nicolov son adjoint. De nombreux étrangers ont répondu à mon invitation:
- Vasile Maléa Senseï, responsable pour la Roumanie, je l’ai connu en France quand il y était réfugié et logeait chez Patrick Tamburini, le monde est très petit.
- Aybars Kilichan, Président de la Fédération Turque.
- Jovanovic Stevica, pour la Yougoslavie.
- Mahir Ademi, pour la Macédoine.
- Azgan Domnori, pour l’Albanie.
Pour cela, j’ai dû faire d’énormes progrès en anglais, apprendre les rudiments de la langue Bulgare (assez phonétiquement) et lire le cyrillique: le Karaté à l’étranger m’a aussi appris cela. L’organisation est très complexe, il faut contacter une vingtaine de pays de l’Est et aussi, la Grèce et la Suisse, faire les réservations d’hôtel, avec des tarifs différents selon le pays de provenance (petit souvenir du régime), et ne pas oublier toutes les formalités nécessaires au transport et aux visas. Certains se débrouillent pour le transport en bus jusqu’à Haskovo, vrai parcours de la mort que sont souvent à cette époque, les routes de Bulgarie. Petite anecdote de la part d’un Bulgare ami (le capitaine Valov, entraîneur d’arts martiaux de la sécurité présidentielle venu en France, sur le trajet Paris Vesoul, où j’allais diriger un stage: « en France, vous n’avez pas besoin de permis de conduire avec ces magnifiques routes ! ». D‘autres arrivent en avion à trois aéroports différents: Sofia, Varna, Burgas, ce qui implique un acheminement supplémentaire pour la logistique, ce qui correspond à plusieurs centaines de kilomètres, le temps de transport était à multiplier par 3 à ce que cela correspondrait en France (années 90).
La compétition, s’étale sur 4 jours, étant responsable de cette manifestation, j’avais mis en application une nouvelle formule ce qui implique de commencer cette rencontre le jeudi d’après-midi entre tous tous les responsables (techniques, instructeurs arbitres et les dirigeants de la logistique) pour se présenter et faire connaissance.
Jeudi. Pour les repas j’avais demandé aux responsables des différents pays de ne pas rester entre même pays, mais tout au contraire, faire connaissance avec les autres. Vendredi, stage technique, Jyu Kumité, et suivi d’une réunion d’arbitrage, pour tout le staff et compétiteurs. Samedi et dimanche compétition précédées par différentes démonstrations Martiales, ce qui permet de montrer que toutes les disciplines méritent d’être connues.
