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Pendant plusieurs années avec certains services diplomatiques, je fus chargé de la reconnaissances des trajets que devaient emprunter les convois humanitaires, ceci à la suite d’une rencontre avec l’ambassadeur de l’ONU Valentin Dobrev basé à Genève. Ce dernier, de retour à Sofia, conseiller du Président Jeliu Jelev, me permit de faire la connaissance au ministère des sports, du président de la fédération de Karaté. Dans ce bâtiment, toutes les différentes fédérations nationales sportives sont regroupées au Boulevard Vassil Levski. Mon souhait était de rencontrer les responsables des différentes disciplines martiales, Karaté, Judo, Aïkido, Boxe Anglaise, Tai Kwon Do, Lutte… 

Alexander Todorov vice-président de la Fédération Nationale Bulgare de Karaté (pratiquant de Karaté style Goju Kaï) fut mon premier contact au niveau Karaté. Un homme humble et d’une gentillesse que l’on ne croise qu’une fois dans sa vie. Un pratiquant discret et dévoué pour faire grandir le Karaté Bulgare.

Vassil Nikolov, secrétaire général de la Fédération pratiquant le  Jyoshinmon, Ayant plus en commun avec les combats de rue féroces, la version soviétique du Karaté était très populaire dans les milieux criminels du pays. Enseignant de Jyoshin Mon. Parmi tous les arts martiaux de l’Union soviétique, le Karaté (ce style) a connu un bilan mitigé. Mais dès qu’il est apparu, il est rapidement devenu populaire. En 1969, la première école de Karaté a ouvert ses portes et plusieurs années plus tard, les premiers tournois ont eu lieu dans différentes villes soviétiques. dans les années 1970, le Karaté a atteint son apogée avec l’ouverture de clubs dans tout le pays. Près de six millions de personnes sont rapidement devenues adeptes de cet art martial. Documentation :

Georgui Rozov. Tout en voyant d’abord d’un bon œil le Karaté, les dirigeants soviétiques ont finalement changé de ton car la popularité de ce sport était telle que de nombreux professionnels ont abandonné la boxe, le sambo et le judo. Cela a sévèrement retardé les équipes soviétiques dans ces disciplines lors de tournois internationaux et aux Jeux olympiques. Le Karaté n’était pas un sport olympique dans lequel les Soviétiques pouvaient montrer leurs prouesses sportives. 

Valery Bushukhin/TASS. Une autre raison était liée au monde criminel, où le Karaté devint l’art martial préféré des gangs violents. La police soviétique n’était pas préparée à affronter des combattants aussi compétents. Archives Le Karaté est également devenu dangereux au sens politique. Lors d’émeutes en Pologne, des Karatéka ont même réussi à briser un cordon de police. Le Kremlin ne voulait pas que de tels combattants apparaissent en URSS. 

Efreinov/Sputnik. Une autre raison d’interdire le Karaté était soin caractère sanglant. Le Karaté soviétique différait considérablement de la version internationale. Les méthodes étrangères passaient rarement par le rideau de fer et les spécialistes soviétiques avaient développé le Karaté d’une manière beaucoup plus brutale. 

P. Kuznetsov/TASS Si, en dehors de l’URSS, le Karaté était avant tout considéré comme un art martial d’autodéfense, le but du Karaté soviétique était de détruire littéralement l’ennemi. Fred Grinberg/Sputnik. Quasiment soumis à aucune règle, les combattants de Karaté réduisaient leurs adversaires en bouillie, générant des flots de sang. Parfois, les écoles de Karaté pratiquaient même des affrontements de masse. 

Tchernih/Sputnik Tout cela a conduit à l’interdiction officielle du Karaté en Union soviétique en 1981. L’enseignement illégal du Karaté pouvait valoir aux contrevenants une peine de prison de cinq ans au maximum. Seuls les officiers du KGB et quelques unités de police spécialisées ont été autorisés à pratiquer le Karaté. L’interdiction du Karaté en URSS n’a été levée qu’en 1989, mais ce sport n’a jamais retrouvé la popularité dont il jouissait dans les années 1970. Un premier stage au niveau national à la capitale (Sofia).De nombreux clubs participèrent à ce séminaire pas moins de 250 personnes venues des différentes régions du pays.

Alexeï Petrov. 

Docteur en économie, Petrov a été membre de l’unité antiterroriste d’élite des Bérets rouges sous le régime communiste, alors que celle-ci était chargée par le président Todor Jivkov de réprimer les activistes musulmans considérés comme pro-turcs. Karatéka et patron d’une équipe de Karaté, Petrov a de nombreux anciens collègues comme associés.

Spas Spasov Directeur. 

Il m’a proposé un poste au sein la Fédération Bulgare de Karaté, comme conseiller et chef instructeur national du style Shito Ryu.

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