Karate divers styles Shito Ryu origines & Kata

SHITO

Origines

Il est une forme de Karate moderne, originaire d’Okinawa, élaborée par Kenwa Mabuni. Mabuni choisit d’appeler son style Shito Ryu en l’honneur de ses deux principaux maîtres : Anko Itosu et Kanryo Higashionna. « Shito » est en effet constitué des deux premiers Kanji d’« Itosu » et de « Higashionna ». Originaire d’Okinawa, Mabuni ouvre de nombreux Dojo dans les environs d’Osaka et la majeure partie des pratiquants du Shito Ryu se situe dans cette région. En 2014, ce style conserve les influences d’Itosu et de Higashionna : la liste officielle des katas est bien souvent énoncée en précisant ces deux origines.

Kenwa Mabuni, fondateur du style

Kenwa Mabuni né à Shuri à Okinawa en 1889, et mort en 1952, est le fondateur du Shito Ryu. À partir de 1930, il enseigne dans son propre Dojo à Osaka, où il forme de nombreux maîtres dont ses deux fils, et publie de nombreux ouvrages. Son fils Keneï lui succède à son décès en 1952 puis, dix ans plus tard, s’expatrie aux États-Unis et en Amérique latine, où il développe cet art martial.

Biographie

Kenwa Mabuni est un descendant de la célèbre famille de Samouraï Onigusukini. Peut-être à cause de sa constitution fragile, il commença son apprentissage de l’art du Shuri Te  dans sa ville natale dès l’âge de treize ans sous la tutelle du légendaire Anko Itosu, 1813-1915. Il s’entraîna avec circonspection pendant de nombreuses années ; apprenant beaucoup de Kata du grand maître. Ce fut Itosu qui élabora les katas Pinan qui furent probablement dérivés de la forme de katas Kushanku. Un de ses proches amis, Chojun Miyagi,, fondateur du Goju Ryu) présenta Mabuni à une autre personnalité de l’époque, Kanryo Higashionna, et il commença à apprendre le Naha Te  sous son instruction. Bien qu’Itosu et Higashionna enseignaient tous deux un style « dur-souple » du Okinawa Te, leurs méthodes étaient assez différentes : l’enseignement d’Itosu incluait des techniques directes et puissantes comme celles démontrées dans les katas Naifanchi et Bassai ; celui de Higashionna, quant à lui, s’articulait particulièrement autour du déplacement circulaire et de méthodes de combat plus rapproché ainsi qu’on peut les découvrir dans les célèbres katas Seipai et Kururunfa. À ce jour, le karaté shite Ryu se focalise toujours à la fois sur les techniques souples et dures.

Bien qu’il soit resté toujours fidèle à ses deux grands maîtres, Mabuni chercha à compléter et enrichir son apprentissage auprès d’autres professeurs : Seisho Aragaki, Tawada Shimboku, Sueyoshi Jino et Wu Xianhui (un maître de Chine connu sous le nom de Go Kenki). De fait, Mabuni était légendairement connu pour sa connaissance encyclopédique des katas et de leurs applications (appelés Bunkai). Dès les années 1920, il était reconnu comme une référence dominante au sujet des katas d’Okinawa et de leur origine et était un professeur extrêmement recherché auprès de ses contemporains. Il existe même des preuves que son expérience était recherchée aussi bien en Chine, à Okinawa ainsi que bien évidemment au Japon. Par la suite, en tant que policier, il enseigna aux autorités locales et, sous l’encouragement de son professeur Itosu, aux diverses écoles de Shuri et Naha.

Pendant ces mêmes années, Mabuni fit partie d’un club de karaté qui était géré par Miyagi et Choyu Motobu, avec l’aide de Chomo Hanashiro et Juhatsu Kiyoda. Choyu Motobu est un maître de Shuri Te (ancêtre du Shorin Ryu) et du Gotende, l’art secret de lutte de la cour royale d’Okinawa. Hanashiro était aussi expert de Shuri Te tandis que Kiyoda et Miyagi avaient plus un bagage de Naha Te. Connu comme le Ryukyu Tode Kenky Kai (« club de recherche du karaté des Ryukyu »), ce Dojo était une légende. Des experts d’horizons différents s’y entraînaient et y enseignaient. C’est là que Mabuni apprit certaines techniques de Kung Fu de la grue blanche du Fujian du légendaire Woo Yin-gue, un marchand de thé chinois qui vivait à Okinawa.

Entre 1917 et 1928, Mabuni effectue un certain nombre de voyages à Tokyo afin de populariser le karaté sur les îles principales du Japon. Bien que bien des choses concernant le Tode (le « poing de Chine » ou encore la « main du continent ») ou karaté avaient jusqu’alors été transmises comme un secret jalousement gardé sur plusieurs générations, Mabuni avait la vision que le karaté devrait être enseigné à quiconque cherchait la connaissance avec honnêteté et intégrité. En fait, nombre de maîtres de son époque partageaient ce point de vue : Gichin Funakoshi, fondateur du Shotokan Ryu avait déjà émigré vers Tōkyō dans les années 1920 pour promouvoir son art à Honshu.

En 1929, Mabuni part habiter à Osaka afin de devenir instructeur de karaté à plein temps dans un style qu’il appellera Hanko Ryu ou style « semi dur ». Afin d’acquérir la reconnaissance officielle du Butokukai japonais, instance gouvernant tous les arts martiaux officiellement reconnus dans le pays, ses contemporains et lui décidèrent de nommer leur art karaté c’est-à-dire « main vide », plutôt que « main de Chine » afin de le faire sonner plus japonais. À peu près à la même période, peut-être même lorsqu’il introduisit son style au Butokukai, il décida qu’il était temps de changer le nom de son style en Shito Ryu en l’honneur de ses deux principaux maîtres. Mabuni dériva le nom de son nouveau style des premiers Kanji d’Itosu et de Higashionna. Grâce au soutien de Ryusho Sakagami (1915-1993), il ouvrit un certain nombre de dojos dans la région d’Ōsaka y compris à l’université Kansai et dans le dojo Karate Do Kai. À ce jour, la majeure partie des pratiquants du Shito Ryu se situe dans la région d’Ōsaka.

Mabuni publia plusieurs livres sur le sujet et continua de systématiser sa méthode d’apprentissage. À l’automne de sa vie, il développa plusieurs katas comme Aoyagi qu’il élabora spécialement pour l’autodéfense enseignée aux femmes. Mabuni était sans doute, plus que n’importe quel autre maître du XXe siècle, versé dans les traditions et l’histoire du karaté bien que suffisamment avant-gardiste pour se rendre compte qu’il pourrait se répandre dans le monde entier. À ce jour, le Shito Ryu conserve les influences d’Itosu et de Higashionna : la liste officielle des katas est bien souvent énoncée en précisant ces deux origines.

Kenwa Mabuni mourut en 1952 et céda le flambeau à ses fils, Kenei et Kenzo. Son fils Kenzo est mort le .

Te Waza

Te Waza regroupe les techniques d’attaque avec les poings et coudes définies ci-dessous.
Oï Tsuki : attaque poing fermé en avançant (pas normal bras avant) ;
Seiken Tsuki : attaque poing fermé sur place (bras avant) ;
Kizami Tsuki : attaque poing fermé en glissant la jambe avant vers l’avant ;
Gyaku Tsuki : attaque poing fermé (bras arrière) ;
Kagi Tsuki : attaque poing fermé par mouvement latéral niveau moyen (souvent exécuté en position Shiko Dachi ;
Age Tsuki : attaque poing fermé vers le haut (style uppercut ; typiquement en combat rapproché) ;
Ura Tsuki : attaque poing fermé courte (souvent au niveau du ventre) ;
Tate en Tsuki : attaque poing fermé en position verticale (intermédiaire entre Ura Tsuki et Seiken Tsuki) ;
Mawashi Tsuki : attaque poing fermé circulaire (ressemble un peu à un crochet de boxe) ;
Yoko Tsuki : attaque poing fermé sur le côté, bras tendu (devient Yoko Baraï quand on l’utilise pour bloquer) ;
Tettsui Uchi : attaque poing fermé avec le bas du poing fermé (comme un marteau ; Tettsui en japonais) ;
Uraken Uchi : attaque avec le dos du poing (plusieurs variantes existent) ;
Hiraken Uchi : attaque avec les doigts de la main repliés sur la première phalange ;
Shuto Uchi : attaque avec le tranchant intérieur de la main ;
Haito Uchi : attaque avec le tranchant extérieur de la main ;
Nukite : attaque avec le bout des doigts (main ouverte, doigts serrés) ;
Ippon Nukite : attaque avec le bout d’un seul doigt (Ichi : un en japonais) ;
Nihon Nukite : attaque avec le bout de deux doigts (ni : deux en japonais) ;
Ippon Ken Uchi : attaque avec un seul doigt fermé ;
Koken Uchi : attaque avec le dos de la main et la main en forme de bec de canard vers le haut ;
Seiryuto Uchi : frappe avec la base du poignet et la main brisée, ouverte et tendue ;
Teisho Uchi : attaque avec la partie inférieure de la paume de la main ;
Haishu Uchi : attaque avec le dos la main ouverte ;
Mae Empi : coup de coude droit de face de bas en haut ;
Mawashi Empi : coup de coude circulaire d’extérieur en intérieur ;
Otoshi Empi : coup de coude de bas en haut vertical ;
Yoko Empi : coup de coude latéral ;
Ushiro Empi : coup de coude vers l’arrière.

Les cinq principes du Shito Ryu (Uke No Go Gensoku)

Le Shito Ryu est avec l’Uechi Ryu un des grands styles majeurs du Karate Il repose sur 5 principes fondamentaux :
Rakka (« comme une fleur qui tombe ») : bloquer avec une force telle que si le blocage était appliqué sur un tronc d’arbre, celui-ci perdrait toutes ses fleurs. Un blocage doit être exécuté de manière si décisive que, non seulement il stoppe l’attaque mais l’annihile en une seule technique. Exemple : blocage Uchi Ude Uke sur une attaque directe (blocage en puissance) ;
Ryusui (« comme l’eau qui s’écoule ») : évoluer en harmonie avec les mouvements de son adversaire, en les utilisant comme aide à sa propre défense. Répondre à l’adversaire en utilisant un déplacement fluide. Exemple : un détournement d’attaque par un blocage circulaire ou une main ouverte le long de l’attaque (blocage souple, en harmonie) ;
Kushin (« se baisser ») : contrôler l’attaque en utilisant le mouvement qui provient des genoux. Garder le dos droit et utiliser les genoux pour contrôler la hauteur afin de garder l’équilibre et la force des jambes et que dès lors peu d’effort soit nécessaire pour contrôler l’attaque. Exemple : rentrer et sortir rapidement dans l’attaque par un mouvement des genoux (piquer comme une guêpe à l’intérieur de la garde) ;
Teni (« mouvement du corps ») : éviter les attaques en utilisant le mouvement du corps. Se déplacer dans toutes les directions pour troubler l’adversaire et faciliter l’utilisation de l’Hangeki. Exemple : s’effacer ou se déplacer rapidement hors de l’attaque ;
Hangeki (« contre-attaque ») : si cela s’avère nécessaire, rendre l’attaque à l’adversaire par une contre-attaque décisive et puissante. Si vous utilisez les 4 premiers principes, vous pourriez ne jamais faire appel à ce dernier mais vous devez utiliser votre esprit et votre corps au contre si nécessaire. Exemple : une bonne défense est l’attaque (Sen No Sen ou anticipation).

Uke Waza

Uke Waza regroupe les techniques de blocage définies ci-dessous.
Gedan Baraï : blocage par rotation du bras tendu de l’intérieur vers l’extérieur ; poing fermé (niveau bas) ;
Nino Ude Uke : blocage par rotation du bras tendu de l’extérieur vers l’intérieur ; poing fermé (niveau bas) ;
Soto Uke (Yoko Uke) : blocage bras replié de l’extérieur vers l’intérieur ; poing fermé (niveau moyen) ;
Uchi Ude Uke : blocage bras replié de l’intérieur vers l’extérieur ; poing fermé (niveau moyen) ;
Age Uke (Jodan) : blocage bras replié de bas en haut ; poing fermé et horizontal (niveau haut) ;
Nagashi Uke : blocage latéral de l’extérieur vers l’intérieur ; main ouverte (niveau moyen) ;
Shuto Uke : blocage avec le tranchant extérieur de la main ouverte (niveau moyen) ;
Haishu Uke : blocage latéral de l’intérieur vers l’extérieur ; main ouverte (niveau moyen) ;
Mawashi Empi Uke : blocage circulaire du coude de l’extérieur vers l’intérieur (niveau moyen) ;
Sukui Uke : blocage de la paume de bas en haut ;
Shote Uke : blocage de la paume de haut en bas ;
Osae Uke : ressemble à Shote Uke mais avec mouvement rotatif du poignet (voir Pinan) ;
Kote Uke : blocage latéral transversal avec la main tendue et serrée ou blocage d’intérieur en extérieur poing fermé (Uchi Ude Uke avec le poing tourné dans l’autre sens) ;
Ura Uke : blocage avec le poignet (main renversée) en mouvement d’intérieur en extérieur ;
Mawashi Uke : blocage circulaire des deux mains Ura Uke et Shote Uke, puis Teïsho avec chaque main) ;
Morote Uke : double blocage (Uchi Ude) Uke avec l’autre poing contre le coude opposé) ;
Juji Uke : double blocage avec les mains ou poings croisés ;
Yoko Baraï : blocage latéral bras tendu et poing fermé ;
Otoshi Uke : blocage de haut en bas ; bras fléchi puis tendu avec le poing fermé (position du marteau) ;
Hara Uke : blocage comme Ninode Uke, mais avec le poignet et non le côté du poing ;
Kumade Uke : (patte de l’ours) blocage avec la main en patte d’ours de haut en bas ;
Sashite : déviation bras tendu en avançant vers l’adversaire ; bras tendu, main ouverte ou poing fermé ;
Ura Uke d’un geste large d’intérieur en extérieur ; bras tendu et main ouverte ;
Haito Uke : Uchi Ude Uke, mais main ouverte ;
Shuto (GedanBaraï : Gedan Baraï, main ouverte ;
Kosa Uke (en croix) : blocage à deux mains croisées, poings fermés ;
Kuri Uke : blocage circulaire haut ou moyen avec la base du poignet intérieur, verticalement ;
Kakete Uke : blocage circulaire horizontal avec la main ouverte et le poignet plié (en vue d’une saisie du bras) ;
Sokuto Uke : blocage avec le tranchant du pied ;
Sokutei Uke : blocage avec la plante du pied ;
Wa Uke : blocage avec les deux avant-bras en forme de cercle (ressemble à un double Age Uke) ;
Kurisite ou Furisite : blocage rotatif sur coup de pied (poignet vers le haut en final, avant-bras à l’horizontale), voir fin Bassai Daï.

Ashi Waza

Ashi Waza regroupe les techniques de pieds et de genou définies ci-dessous.
Kin Geri: coup de pied de bas en haut, jambe tendue avec le dos du pied (typiquement dans l’entrejambe) ;
Mae Geri: coup de pied droit de face ; fouetté (Keage) ou pénétrant (Kekomi), niveau haut ou moyen ;
Mawashi Geri: coup de pied circulaire d’extérieur en intérieur ; fouetté (Keage) ou pénétrant (Kekomi), niveau haut, moyen ou bas ;
Yoko (Sokuto) Geri: coup de pied latéral avec le tranchant du pied ; fouetté (Keage) ou pénétrant (Kekomi), niveau haut, moyen ou bas ;
Ushiro Geri: coup de pied retourné droit (dit du cheval) effectué avec le talon ; niveau moyen ;
Ushiro Ura Mawashi Geri : coup de pied circulaire retourné d’extérieur en intérieur ; fouetté (Keage) ou pénétrant (Kekomi), niveau haut ou moyen ;
Ura Mawashi Geri : coup de pied circulaire d’intérieur en extérieur ; fouetté (Keage) ou pénétrant (Kekomi), niveau haut ou moyen ;
Fumikomi Geri: Sokuto Geri bas pénétrant utilisé pour faire plier l’adversaire ;
Mikazuki Geri: coup de pied circulaire d’extérieur en intérieur effectué avec la plante du pied verticalement ;
Ura Mikazuki Geri : coup de pied circulaire d’intérieur en extérieur effectué avec le dos du pied verticalement ;
Kakato Geri: coup de pied marteau avec le talon de haut en bas, jambe tendue ;
Mae Hiza Geri : coup de genou droit direct (au ventre ou à la tête) ;
Mawashi Hiza Geri : coup de genou circulaire ;
Gyaku Mawashi Geri : coup de pied circulaire moyen de l’intérieur vers l’extérieur (Mawashi Geri inversé) ;
Mae Tobi Geri : coup de pied droit de face sauté ;
Yoko Tobi Geri : coup de pied latéral sauté ;
Kin Tobi Geri : coup de pied fouetté vers le haut sauté

Dachi Waza

Dachi Waza regroupe les postures définies ci-dessous :
Heisoku Dachi : pied joints, jambes légèrement fléchies ;
Mosubi Dachi : talons joints, pieds à 45° vers l’extérieur, jambes tendues ;
Heiko Dachi : pieds écartés parallèles dans l’alignement des épaules ;
Hachiji Dachi (position naturelle) : pieds écartés dans l’alignement des épaules mais à 45° vers l’extérieur ;
Naifanchi Dachi : pieds écartés un peu plus largement que les épaules, pieds à 45° vers l’intérieur, genoux fléchis légèrement ;
Shiko Dachi : pieds écartés comme Naifanchi Dachi mais pieds à 45° vers l’extérieur et descendre le bassin sur les genoux complètement fléchis (Kiba Dachi en Shotokan, mais avec les pieds à 45°) ;
Sanchin Dachi : les jambes écartées un peu plus que les épaules, un pied avancé avec le talon aligné sur les orteils de l’autre pied et incliné à 45° vers l’intérieur, l’autre pied droit ; on descend et ressort le bassin en poussant les genoux fléchis vers l’extérieur ;
Neko Ashi Dachi (position du chat) : jambe arrière pliée, genou à 20°, jambe avant pliée, pied posé sur le bout de la plante du pied (Koshi), presque 100 % du corps repose sur la jambe arrière ;
Moto Dachi : position très naturelle, une jambe devant légèrement pliée naturellement (position de garde typique) ;
Zen Kutsu Dachi : position plus avancée, jambe arrière tendue pied dirigé vers l’avant, jambe avant pliée avec le genou au-dessus des orteils, bassin de sorte que la ceinture soit de 20 à 30° vers l’extérieur (sauf sur Gyaku Tsuki où le bassin se dirige vers l’avant) ;
Ko Kutsu Dachi : Zen Kutsu Dachi, puis tourner la tête vers l’arrière ;
Kosa Dachi : se positionner en Zen Kutsu Dachi puis ramener la jambe arrière derrière la jambe avant pour former une croix (Kosa, en japonais) le bassin tourné vers l’avant ;
Kake Dachi : similaire à Kosa Dachi, mais le bassin tourné sur le côté ;
Reno Dachi : une jambe devant légèrement pliée, pied avant droit devant, pied arrière sur la même ligne et incliné à 45° vers l’extérieur ;
Teno Dachi : une jambe devant légèrement pliée, pied avant droit devant, pied arrière sur la même ligne et incliné à 90° vers l’extérieur ;
Sagi Ashi Dachi : position sur une jambe, l’autre est repliée contre le genou interne de la jambe de support qui est légèrement pliée ;
Tsuru Ashi Dachi : position de la grue, sur une jambe.

Kihon

Ce que l’on nomme Kihon en Japonais regroupe l’ensemble des techniques d’entraînement répétitives enseignées par les maîtres de karaté. Ces techniques peuvent être une seule technique répétée sur place ou en ligne droite, une combinaison de techniques de pied, poing ou autre, ou encore des enchaînements de techniques reprises dans les Kata et dans les applications de Kata (Bunkaï). Il existe des Kihon plus ou moins codifiés qui correspondent à différents niveaux de pratique (typiquement à partir du 1er Kyu et jusqu’au deuxième dan). À partir du troisième dan, ces Kihon se pratiquent presque uniquement avec un partenaire et sont beaucoup plus élaborés. C’est un élément essentiel et central de l’apprentissage du karaté car il permet d’assimiler les techniques par répétition, d’affiner leur application par mimétisme (par rapport au Senseï ou aux autres pratiquants) et enfin de développer la force physique, l’endurance et le contrôle de la respiration (essentiel à la bonne exécution des Kata).

Kata

Itosu Anko

Pinan Shodan
Pinan Nidan
Pinan Sandan
Pinan Yondan
Pinan Godan​​​
Naifanchin Shodan
Naifanchin Nidan
Naifanchin Sandan​​​
Bassai Dai
Bassai Sho
Kōsokun Dai
Kosokun Sho
Shiho Kosokun ​​​​​​
Jitte
Jion
Jiin​​​
Wanshu​​Chinte
Chinto
Rohaï Shodan​
Rohaï
Rohaï
Gojushiho

Higaonna Kanryo

Gekisaï Ichi
Gekisaï Ni
Teisho
Shisochin
Seienchin
Kururunfa
Suparinpeï
Sanseru
Seïpaï
Sanchin
Seisan
Sepai
Saifa

Miyagi Chojun​

Gekisai Dai Ichi
Gekisai Dai Ni
Tensho

 

 

Matsumura Sokon

Matsumura no Wankan

Matsumura no Bassai
Matsumura no Seisan
Matsumura no Annan
Matsumura no Rohaï
Matsumura Wankan

Aragaki Seisho

Niseishi
Sochin
Unshu
Tomari Wanshu
Tomari Passaï
Tomari Chinto

Wu Xiangu (Go Kenki)

Papuren
Hakkaku
Nipaipo
Haffa

Mabuni Kenwa

Yotsu no
Shinseï Daï Ichi
Shinseï Daï Ni
Hiji Ate
Goho
Matsukase
Juroku
Shinpa
Myojo
Aoyagi

Mabuni Kenei

Yotsu no Shodan
Yotsu no Nidan
Yotsu no Sandan
Yotsu no Yondan

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