Tsuki
Tsuki en Japonais signifie « envoyer la flèche à travers la cible » Chudan signifie niveau moyen. L’intérêt pédagogique, et l’avantage pour l’élève, d’aborder l’étude de Oï Tsuki, comme préalable à l’enseignement de toute autre technique utilisant les membres supérieurs, est de prendre conscience du processus biomécanique à engager pour utiliser les groupes musculaires du haut du corps dans une séquence correcte. La séquence d’actions et le degré de contraction concentrique de chacun des muscles du bras mobilisés pour la réalisation du Tsuki, exercent une influence sur les groupes musculaires des épaules et du dos, puis sur ceux mobilisant les hanches et les membres inférieurs. Nous avons étudié, à travers la technique Uraken, le processus de mobilisation et de contraction graduelle de la main. En rappel, il s’agit de mobiliser au minimum les trois muscles fléchisseurs des doigts au départ de l’action de frappe. Et durant la course du bras, de contracter ces muscles au maximum au moment de l’impact. Enfin de décontracter totalement la main immédiatement après l’impact (durant la rétraction de l’ensemble du bras dans la direction opposée à celle de la frappe). Pour réaliser Tsuki, on commencera par exécuter isolément la technique du bras, en position debout (Hachiji Dachi), les poings fermés sans tension excessive.
La séquence d’action éducative initiale est la suivante (en commençant par le bras droit) :
- Contracter le biceps amener l’avant-bras à l’horizontale, paume vers le centre du corps, et conserver la position initiale abaissée des épaules tout au long des séquences suivantes. Observer que l’avant-bras est ainsi en position neutre.
- Pousser le bras vers l’avant et consciemment « aider » la contraction excentrique du triceps, c’est à dire jusqu’au point auquel l’avant-bras forme un angle obtus avec le bras dans le plan vertical : Simultanément, tirer le coude opposé vers l’arrière en portant le poignet en supination et en serrant le coude au corps, et arrêter cette action lorsqu’on réalise la frappe (à cet instant le poing du bras en rétraction se trouve au niveau de la hanche).
- porter le poignet avant en pronation et le conserver ainsi durant l’étape suivante.
- En terminant le mouvement du bras vers l’avant; contracter graduellement les doigts, en commençant par l’auriculaire et en finissant par le pouce, tout en portant le poignet en pronation.
- serrer le poing au maximum lors de l’impact, en conservant une légère flexion du coude ( conserver environ 1 à 2 cm. de marge de manœuvre linéaire); simultanément, tirer le coude opposé vers l’arrière en le dirigeant vers la colonne vertébrale, et vers le bas du corps, et contracter le poing à la hanche tout en contractant les doigts de la même façon que le poing opposé.
- détendre les deux poings après l’impact, et relâcher tous les muscles des bras, des épaules, et dorsaux en séquence naturelle.
L’action complète de frappe avec le bras se nomme Uchi (attaque). L’action de frappe finale du poing se nomme Atemi (point d’impact). L’action de rétraction du bras opposé se somme Hikite (Te, la main, Hiki, en arrière). Pour apprendre Oï Tsuki, on revient à la position des bras de la posture Hachiji Dachi après chaque réalisation des séquences ci-dessus. Une fois que la séquence est intégrée par l’élève, on conserve la position des bras de la séquence de détente, et on répète des séries, d’Oï Tsuki, en alternant les frappes droite et gauche. On les répète ensuite en position Kiba Dachi. Un bon éducatif d’approche, qui peut être utilisé de manière préalable à celui de l’éducatif ci-dessus consiste à faire prendre à l’élève la position finale de frappe, avec les deux poings en avant et à lui faire réaliser des actions de rétraction des bras jusqu’à ce que les poings soient placés aux hanches, puis à recommencer l’exercice en sens inverse, en ‘frappant’ des deux poings ensemble, et ainsi de suite.
La méthode éducative de la technique est la suivante (en commençant en garde à gauche) :
Une fois que la synchronisation de l’action des bras est intégrée par l’élève, on le place en position de Fudo Dachi, en garde Chudan No Kamae, et on lui fait pratiquer Oï Tsuki en avançant d’un pas à chaque fois, et en adoptant la position Zen Kutsu Dachi au moment de l’impact, et la position Fudo Dachi lors de la phase de détente, avec retour en position de garde Chudan No Kamae. On pratique tout d’abord ce déplacement et cette transition de position des jambes au ralenti, en isolant chaque phase de mouvement synchronisé des membres supérieurs et des membres inférieurs, avec un arrêt à chaque étape de la technique. Ce travail est réalisé les yeux ouverts, puis les yeux fermés, pour permettre à l’élève une meilleure visualisation imaginative de l’ensemble de la technique. Ceci permet à l’élève d’intégrer la séquence correcte : le travail des pieds, au départ, pendant, et en fin d’action, la conservation de la hauteur des hanches, l’équilibre, le lien du centre de gravité à la ligne d’attaque, à l’adversaire et à la cible, et principalement la synchronisation de l’impact avec le positionnement final des pieds et des hanches.
En position de garde Fudo Dachi, les hanches sont décontractées et l’axe joignant les deux hanches perpendiculaire à l’axe des pieds. Lors du déplacement vers l’avant à partir de la position Fudo Dachi, et lors de la réalisation des séquences Oï Tsuki, on va graduellement réaliser une rotation du bassin dans la direction circulaire du poing qui frappe. Au moment de l’impact, le bassin est dans un plan presque frontal par rapport à l’adversaire. L’action de tension de la jambe arrière et de pression du talon arrière au sol au moment précis de l’impact va terminer la rotation complète du bassin dans le plan frontal. Se référer à la description de la technique Zen Kutsu Dachi pour les éléments biomécaniques détaillés.
Dans l’action complète de l’Oï Tsuki, en mouvement vers l’avant, on va mobiliser séquentiellement et en parallèle, les groupes musculaires supérieurs et inférieurs. La phase n° 1 de l’éducatif d’Oï Tsuki (flexion du coude) sera alors automatiquement réalisée par la simple adoption de la garde Chudan No Kamae entre chaque pas.
Note : Au fur et à mesure de la progression de l’élève, et de sa maîtrise des techniques de Kumite, le travail des hanches évoluera vers un positionnement frontal de celles-ci engagé en amont de la phase de mouvement en avant. Ceci s’accomplira par un travail de prise de contrôle de la position du pied arrière en Kumite No Dachi dynamique. Ainsi le karatéka sera en mesure de mobiliser d’emblée l’ensemble de ses groupes musculaires les plus gros, au fur et à mesure de ses déplacements sur l’aire de combat. L’ensemble de son corps sera ainsi préalablement mobilisé « bio mécaniquement » à tout instant de son action. Voir la section « Kokyu » ci-dessous, après la description biomécanique.La séquence d’action biomécanique de la technique Oï Tsuki au niveau des membres supérieurs.
Comme dans toute action athlétique, il est nécessaire, pour obtenir une action biomécanique rapide et puissante, de mobiliser les groupes musculaires les plus gros en premier, et de mobiliser graduellement les autres groupes musculaires, en terminant par les plus petits groupes. Le rôle du « biceps » est de fléchir le coude (fléchisseur) en contraction concentrique. Dans la contraction excentrique qui est induite par l’action du triceps, le muscle deltoïde et le muscle grand pectoral sont automatiquement placés en contraction concentrique. Voici donc le plus gros groupe musculaire du haut du corps mobilisé à 100%.
Chudan Choku Tsuki
La position est secondaire ici mettez-vous en Kiba Dachi pieds écartés le poing gauche (dans cet exemple) tiré à la hanche en Hikite (gauche) Hidari, frappez directement sur un axe direct au niveau moyen. Le niveau moyen est compris entre le dessous de la gorge jusqu’au-dessus de la ceinture. Préférable soit direct au plexus qui se trouve sous la base du sternum.
Jodan Choku Tsuki
La position est secondaire ici mettez-vous en Kiba Dachi pieds écartés le poing gauche (dans cet exemple) tiré à la hanche en Hikite (gauche) Hidari, frappez directement sur un axe direct au niveau haut
Gedan Choku Tsuki
La position est secondaire ici mettez-vous en Kiba Dachi pieds écartés // le poing gauche (dans cet exemple) tiré à la hanche en Hikite (gauche) Hidari, frappez directement sur un axe direct au niveau bas. Le niveau est compris en dessous nombril. Préférable à l’abdomen avec un impact vers le bas afin de déstabiliser les organes urinaires et de reproduction.
Ren Tsuki
Suite de coups de poing sur place, le niveau sera celui indiqué par le Senseï, pour le nombre, idem Ni pour 2 coups de poing , San pour 3. N’oubliez pas votre Hikite.
Chudan Oï Tsuki
Avancer (ici) poing droit en Hikite, votre poing droit frappe au niveau moyen de l’adversaire. Même remarques pur tout l’ensemble du développement de la technique.
Jodan Oï Tsuki
Avancer (ici) poing droit en Hikite, votre poing droit frappe au niveau haut de l’adversaire. Même remarques pur tout l’ensemble du développement de la technique.
Gedan Oï Tsuki
Avancer (ici) poing droit en Hikite, comme pour Chudan Oï Tsuki, cette fois votre poing droit frappe au niveau bas de l’adversaire. Même remarques pur tout l’ensemble du développement de la technique.
Gyaku Tsuki
Attaque poing côté jambe arrière. C’est donc tout naturellement que nous étudierons Gyaku Tsuki, car ce coup de poing est essentiellement utilisé dans la position Zen Kutsu Dachi (ou aussi Fudo Dachi pour les karatékas avancées). Gyaku Tsuki est extrêmement connu des compétiteurs car il est redoutable en contre-attaque. Il est plus rarement appliqué en tant qu’attaque directe car contrairement à Oï Tsuki, où le coup arrive en même temps que le déplacement, pour Gyaku Tsuki, on doit d’abord se positionner pour ensuite lancer la technique. Le positionnement sera difficile à placer en combat sans éveiller l’attention de votre adversaire, vous devrez feinter judicieusement avec un bon timing. Par contre, Gyaku Tsuki est idéal en contre-attaque, car vous pouvez vous positionner pendant la phase de blocage ou d’esquive pour ensuite lancer Gyaku Tsuki en contre par une vive rotation des hanches.
1/ Positionnement : Vous allez prendre une position de base (Zen Kutsu Dachi, Ko Kutsu Dachi, etc.). Vous vous positionnez donc en Zen Kutsu Dachi de ¾ face par rapport à votre adversaire. C’est ce qu’on appelle Hanmi Le bras avant est plus ou moins tendu devant. Le poing arrière se trouve à la hanche (Hikite) paume tournée vers le haut. On tire bien le coude vers l’arrière en contractant les muscles du dos, les omoplates se rapprochent, le dos est bien droit.
2/Vous faites tout simplement une sorte de Choku Tsuki du bras arrière. Vous tournez vivement le bassin en prenant appuis sur la jambe arrière et sur le dos. Cette rotation de hanches se propage au tronc jusqu’aux épaules. On laisse alors partir le bras arrière vers la cible tout en tirant le bras avant en Hikite vers la hanche opposée. On verrouille au moment du Kime par une contraction des abdominaux et du dos pour « encaisser » l’énergie de retour. Comme pour Choku Tsuki, toute l’énergie part du ventre (Hara). C’est cette énergie interne que l’on va laisser « exploser » dans la rotation de hanche. Vous devez garder le talon arrière « planté » dans le sol, le pied tourné le plus possible vers l’avant. Vous ne devez pas soulever le talon en vous appuyant sur l’avant du pied, vous perdriez alors la liaison avec le sol qui va vous permettre d’encaisser l’énergie de retour à l’impact. La jambe arrière se tend en même temps que le bras qui frappe.
Chudan Gyaku Tsuki
Attaque niveau moyen, poing côté jambe arrière. Exactement les mêmes notifications que pour Chudan Gyaku Tsuki mais ici la frappe se fait avec une attaque au niveau haut. N’oubliez pas la trajectoire est directe de votre Hikite jusqu’au point d’impact désigné.
Jodan Gyaku Tsuki
Attaque haute, poing côté jambe arrière. Exactement les mêmes notifications que pour Chudan Gyaku Tsuki mais ici la frappe se fait avec une attaque au niveau haut. N’oubliez pas la trajectoire est directe de votre Hikite jusqu’au point d’impact désigné.
Gedan Gyaku Tsuki
Attaque niveau bas, poing côté jambe arrière. Exactement les mêmes notifications que pour Chudan Gyaku Tsuki mais ici la frappe se fait avec une attaque au niveau haut. N’oubliez pas la trajectoire est directe de votre Hikite jusqu’au point d’impact désigné.
Chudan Ura Tsuki
Cette variante est apparentée à « l’Uppercut ». Elle est essentiellement utilisée en combat rapproché ou la distance de frappe reste courte et ne permet pas d’effectuer une rotation correcte du poing avant l’impact. Techniquement, le poing part de la hanche en supination et reste dans cette position jusqu’à son objectif.
Jodan Ura Tsuki
Cette variante est apparentée à « l’Uppercut ». Elle est essentiellement utilisée en combat rapproché ou la distance de frappe reste courte et ne permet pas d’effectuer une rotation correcte du poing avant l’impact. Techniquement, le poing part de la hanche en supination et reste dans cette position jusqu’à son objectif.
Chudan Tate Tsuki
Attaque poing vertical nveau moyen. Cette variante est essentiellement utilisée en combat rapproché ou la distance de frappe reste courte et ne permet pas d’effectuer une rotation correcte du poing avant l’impact. Techniquement, le poing part de la hanche en supination et reste dans cette position jusqu’à son objectif.
Jodan Age Tsuki
C’est un coup de poing remontant sur une trajectoire circulaire. La cible visée est le menton de l’adversaire et la partie frappante, le dessus du poing). Le départ de la technique se situe approximativement au niveau des hanches, le bras est légèrement replié et le poing en supination. Rapidement ce dernier remonte vers le menton en effectuant une rotation de 180° pour se trouver en pronation au moment de l’impact. Rapide, efficace, il s’effectue le plus souvent en contre. Le défaut majeur, retrouvé chez beaucoup de pratiquants, est l’exécution avec la remontée des épaules, donc une perte importante d’énergie. Comme dans toutes les techniques de bras, la contraction des aisselles, donc abaissement des épaules, participe largement à l’accroissement de la puissance.
Jodan Maïte Tsuki
Attaque Niveau Haut direct, sans avancer et sans changement de Kamae.
Maite Tsuki est une frappe directe du poing avant à partir de la position dans laquelle on se trouve, en général au niveau Jodan.
Avoir toujours à l’esprit que cette technique expose le buste de manière importante et peut permettre une contre-attaque de l’adversaire
Jodan Kizami Tsuki
Attaque directe niveau haut de profil. Coup de poing avant avec esquive du buste. C’est une attaque semblable à l’attaque en Oï Tsuki mais de profile, juste avant l’impact, amenant, de ce fait, le corps de profil. Kizami Tsuki permet aussi d’éviter la garde adverse, exécuté sur le côté extérieur de la garde adverse, protège contre toute réaction d’attaque tout en donnant la possibilité d’enchaîner.
Jodan Nagashi Tsuki
Attaque directe niveau haut avec esquive C’est une forme de Maite Tsuki exécuté avec une esquive du corps juste avant l’impact. Cette technique profite largement de la vitesse de déplacement puis de l’avancée de la hanche qui lui donne l’allonge et la puissance finale. La frappe du poing est destinée au visage et la rotation du buste au tout dernier moment permet de déjouer un éventuel contre adverse.
Chudan Yoko Tsuki
Coup de poing direct sur le côté niveau moyen. Cette technique est souvent exécutée à partir de la position Kiba Dachi.
Chudan Kagi Tsuki
Dans sa position finale, le poing est légèrement en dessous du niveau du coude, donnant à l’avant-bras une légère pente descendante. L’avant-bras est à la distance d’un poing de la poitrine et parallèle à la ligne de mouvement. Les épaules sont basses et les abdominaux et muscles des aisselles sont fortement contractés afin d’amplifier la puissance de frappe. Nous retrouvons cette technique dans les troisième et sixième mouvements du Kata Heian Godan.
Jodan Tate Ushiro Tsuki
Coup de poing passant au dessus de votre épaule et vers l’arrière sur un assaillant vous collé à votre dos.
Chudan Mawashi Tsuki
Lors de la réalisation de Mawashi Tsuki le poing part de la hanche comme pour un Choku Tsuki mais il est lancé obligatoirement en circulaire vers l’avant et le niveau moyen, légèrement plié, en utilisant le coude, légèrement plié, et l’épaule pour imprimer à l’ensemble un mouvement fouetté.
Jodan Mawashi Tsuki
Lors de la réalisation de Mawashi Tsuki le poing part de la hanche comme pour un Choku Tsuki mais il est lancé obligatoirement en circulaire vers l’avant et le niveau haut, légèrement plié, en utilisant le coude, légèrement plié, et l’épaule pour imprimer à l’ensemble un mouvement fouetté.
Morote Tsuki
Frappes simultanées des deux poings mais au lieu d’être comme en Heiko Tsuki sur une même ligne horizontale les poings se touchent. Cette technique double de poings vise une même zone afin de donner une efficacité maximum. Elle est utilisée en combat rapproché ou à courte distance. Les épaules restent très basses et le ventre participe fortement à son explosivité.
Heiko Tsuki
Frappes simultanées des deux poings sur une même ligne horizontale. Cette technique double de poings vise une même zone afin de donner une efficacité maximum. Elle est utilisée en combat rapproché ou à courte distance. Les épaules restent très basses et le ventre participe fortement à son explosivité. Les zones visées pourront être, par exemple, des points sensibles situés au niveau des pectoraux.
Awaze Tsuki
C’est une technique de frappe simultanée des deux poings sur deux niveaux différents. Un poing (paume vers le sol) frappe au visage ou le cou tandis que l’autre (paume vers le ciel) exécute une technique au corps (plexus, abdomen ou autre). Les deux frappes visent des points situés sur l’axe vertical médian de l’adversaire. C’est une technique de corps à corps ou de faible distance difficile à parer mais aussi pas facile à appliquer.
Yama Tsuki
Coups de poings simultanés sur deux niveaux différents. Les points visés se situent sur l’axe vertical médian de l’adversaire.
Hazami Tsuki
Coup de poing double en ciseaux. Les deux poings frappent, à partir d’un large mouvement circulaire extérieur/intérieur, des zones situés sur les flancs adverses. Cette technique peut également s’effectuer au niveau du visage ou du cou. Comme de nombreuses techniques doubles, c’est dans le corps à corps qu’elle trouvera son application. Techniquement, les poings partent de leur hanche respective, paumes vers le ciel, pour percuter l’adversaire, paume vers le sol, après une trajectoire circulaire.
