Karaté technique membres inférieurs

Hiza (Hitsui).

Le genou est une arme redoutable, qui, une fois la jambe fortement pliée, ne craint pas grand-chose, ni coup de pied, ni coup de poing. Attention tout de même aux armes de frappe (batte de base-ball et autres de même acabit). Il s’utilise forcement sur de courtes distances voire en corps à corps. Les cibles de prédilection seront les côtes flottantes, les cuisses, l’abdomen, le plexus. Les dégâts provoqués par un coup de genou peuvent être dramatiques. Les genoux peuvent également servir à bloquer ou dévier un coup de pied. Ce sera alors à partir d’un mouvement circulaire. Les directions de frappes sont, sauf vers l’arrière, multidirectionnels.

Ashibo (Sune).

Il est vrai que le Karateka a tendance à négliger cette partie et est vite surpris par de simple frappe à ce niveau. Par nature, le tibia est sensible aux coups et à la friction et il est bon de lui faire connaître « les joies » du contact. Le tibia, est une arme de corps à corps et est capable, pas des frappes répétées, de saper la stabilité d’un adversaire et amoindrir ses assises. L’intérieur ou l’extérieur des cuisses, les genoux, les côtes sont ses cibles de prédilection. Le travail des hanches, là encore, est essentiel pour lui donner toute sa puissance car le rayon d’action est souvent faible.

Ashi et (Ashi Kubi).

Le pied possède beaucoup moins de parties utilisables que les mains. Sa mobilité, et celle de la jambe, étant réduite, on ne peut décemment lui en tenir rigueur. Nous faire tenir debout, dans toutes les circonstances, est déjà une tâche qu’il essaie de remplir au mieux. Maintenant, l’utiliser contre des adversaires, c’est reporter toutes cette activité sur son alter égo. Utilisons tout de même ces armes précieuses en conservant la jambe d’appui fléchie. Ici le dessus de la cheville souvent utilisée pour crocheter.

Tsumasaki.

La frappe est effectuée avec la pointe des orteils fortement serrés les uns contre les autres. Les points vitaux sont les cibles potentielles. Très peu de personne ont la possibilité de l’utiliser sans se blesser. Ils nécessitent un renforcement et un travail de précision spécifique.

Kakato.

Le talon fait partie des armes naturelles puissantes sans renforcement préalable, à fortiori si vous êtes en chaussures. Toutes les parties du corps peuvent être frappées en fonction des circonstances. Un coup de talon de face au niveau du genou adverse ou, avec un peu plus de souplesse à l’abdomen de l’agresseur est un excellent coup d’arrêt. Une frappe arrière sur un assaillant venant de cette direction est surprenante et dissuasive. Lors d’une saisie arrière, un coup de talon remontant à l’entre-jambe est assez efficace pour se libérer.  De même, dans une situation identique, un coup violent avec le tranchant de la semelle de chaussure (talon) sur sa cheville ou les orteils permet un relâchement de la saisie que l’on nous pouvons mettre à profit pour le frapper du coude ou se sauver.

Sokuto.

C’est l’arrête externe du pied. Énormément utilisé dans les frappes directes, sa destination est, tel que son nom l’évoque, de couper comme avec un sabre. Ce tranchant du pied est effectivement un « fil » qui viendra percuter sa cible avec un minimum de surface portante et un maximum de puissance. Toutes les parties du corps sont susceptibles d’être touchées. La puissance des membres inférieurs est sans égal aussi lors des entraînements il est bon de conserver un contrôle absolu avec ce type de frappe. Utilisé aussi bien en contre qu’en attaque, c’est un allié précieux qu’il est bon d’apprivoiser car la position un peu particulière du pied, des orteils et de la cheville n’a rien de naturelle. La rigidité du pied, au moment de la frappe, est grandement tributaire de la forte flexion des orteils que l’on relève vers le tibia en projetant le pied, parallèle au sol, vers la cible. La poussée de la hanche est le déclencheur du mouvement et l’origine de la puissance du coup.

Sokuteï

Utilisé pour les balayages de pieds ou chasse de gardes et plus rarement pour des frappes. Il est cependant plus facile de chasser une garde ou une arme blanche (une arme à feu dégagée de cette façon risque de blesser quelqu’un à proximité si le coup part), que d’effectuer un balayage.

Teisoku.

Cette partie du pied, outre le fait de nous supporter toute la journée, est surtout destinée aux balayages. Dans un mouvement allant de l’extérieur vers l’intérieur son efficacité sera optimum si la partie adverse est en déséquilibre ou effectué sur un pied à peine posé au sol.

Comme le sabre de pied, dirigé vers les membres inférieurs, c’est également un excellent coup d’arrêt. Il sera un peu moins facile d’exécuter ce dernier au niveau du buste car une grande souplesse de la cheville sera alors nécessaire. Chasser une garde ou un objet tenu en main peut lui être soumis sans trop de problème.

Heisoku.

Cette partie du pied est souvent utilisée dans les frappes. Il n’est pas facile de se servir de la partie antérieure de la plante du pied. Pour ce faire il faut fortement relever les orteils et un entraînement assez long est nécessaire pour la plupart des personnes. Donc le dessus du pied est tout indiqué pour des coups remontant au bas-ventre (dans sa version fouettée) ou un peu partout sur le corps si la situation si prête.

Koshi.

Cette partie du pied est souvent utilisée dans les frappes. Il n’est pas facile de se servir de la partie antérieure de la plante du pied. Pour ce faire il faut fortement relever les orteils et un entraînement assez long est nécessaire pour la plupart des personnes. Donc le dessus du pied est tout indiqué pour des coups remontant au bas-ventre (dans sa version fouettée) ou un peu partout sur le corps si la situation si prête.

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