Les écoles classiques sont :
- Chen, de Chen Wangting(1600-1680)
- Yang, de Yang Luchan(1799-1872)
- WuHao, de Wu YuHsiang (1812-1880)
- Wu, de Wu Ch’uanYu (1834-1902)
- Sun, de Sun Lu Tang(1861-1932)
Style Chen
Fondé par Chen Wangting au XVIIe siècle, le style Chen Chenshì) connut une évolution avec Chen Changxing (1771-1853) puis fut rendu public grâce à des maîtres tels que Chen Zhaopi (1883-1972) ou Chen Fake (1887-1957), représentant officiel du style familial à la 17e génération.
Le style Chen a conservé une martialité sans équivoque et demande des qualités corporelles qui séduisent souvent les adeptes des arts martiaux. Contrairement aux autres styles, ses enchaînements se pratiquent en variant puissance et vitesse. Il se caractérise par des spirales manifestes qui animent chaque mouvement.
Style Yang
Le style Yang, Yashì) est devenu le plus populaire en Occident. Son créateur Yang Luchan (1799-1872) apprit d’abord le Tai Chi Chuan Chen dans le village de Chenjiagou, auprès de Chen Changxing. Selon la légende, il modifia le style pour le rendre accessible au plus grand nombre. Il enseigna son style dans la ville de Yongnian, province du Hebei et le transmit à ses fils :
- Yang Banhou(1837-1892) ;
- Yang Jianhou(1839-1917), qui transmit son art entre autres à son fils Yang Chengfu (1883-1935) dont le fils Yang Sau Chung perpétua à son tour le style.
Yang Chengfu diffusa le style et institua la pratique lente et relâchée qui caractérise le style Yang. Ainsi, dans la forme de Yang Chengfu, les fading (force souple, jing, qu’on oppose à la force brute, li) et les sauts sont supprimés, les prises d’appui violentes et les mouvements difficiles sont simplifiés ou remplacés. Au fil des enseignants successifs, la forme de Yang Luchan subit de nombreuses modifications et emprunts à d’autres styles. Le dernier élève connu de Yang Chengfu se nomme Fu Zhongwen et a été filmé. Les écoles issues du Tai Chi Chuan Yang sont très nombreuses et proposent un style personnalisé.
Style Wu
Le style Wu provient du travail de Wu Quanyu (1832-1902), militaire mandchou qui étudia avec Yang Luchan et son fils Yang Banhou. Pendant un temps, les familles Yang et Wu furent liées et leurs pratiques non distinguées. C’est après l’installation de Wu Jianquan (1870-1942) — fils de Quanyu — à Shanghaï en 1928 que le style Wu se mit à apparaître en tant que tel. En 1935 fut officiellement fondée l’association de Taiji de Jianquan à Shanghaï. Le dernier grand maître reconnu de ce style fut Ma Yueliang, gendre de Wu Jianquan.
Autres styles
- TaiChi Li Ruidong ou Wuxingchui Quan, nommé style du pilon des cinq étoiles, créé par Li Ruidong (1851-1917), disciple de Dong Haishuan (inventeur du Baguazhang), à partir de la forme de Wang Lanting ;
- Tai-chi Li ou taiji ying-yang, de Li Ho Hsieh et Li Kam Chan ;
- Dongyue, développé par Men Hui Fenget son épouse Kan Guixiang pour les célébrations chinoises de l’an 2000 ;
- TaiChi Wudang Zhao Bao nommé d’après la ville de Zhao Bao Zhen ; il rencontre un succès grandissant en Chine ;
- TaiChi style Wudang développé par Cheng Tin Hung au milieu du XXe siècle, notamment diffusé à Hong Kong et en Europe5.
Formes associées à d’autres styles internes :
- TaiChi de la secte Chan ;
- TaiChi de Shaolin ;
- TaiChi de Wudangshan (武当山式太極拳), Taijiqan du mont Wudang, qui se décline du singe craintif et du dragon;
- TaiChi Qigong, à finalités médicinales ;
- TaiChi Mulan ou Mulan Quan, création très récente inspirée du nom de la princesse guerrière chinoise Hua Mulan. Créé par madame Ying Mei Feng à partir du Huajia Quan et du Qigong, il a été reconnu comme 130e art martial chinois en 1988 par la fédération chinoise de W Il se caractérise par une pratique essentiellement esthétique à destination des femmes, qui donne l’occasion de nombreux concours, avec éventails, épées, sabres, cerceaux ou poignards.
Les Tai Chi associés à des styles « externes » :
- Tanglang Quan
- « Duh-An-Rat » est une discipline récente développée au Japon, semblable au Tai Chi. Elle vise à améliorer l’ancrage et la visualisation spatiale à travers des mouvements lents, fluides et contrôlés. Cette pratique combine des techniques de respiration, de méditation et de proprioception pour renforcer l’équilibre, la stabilité et la conscience corporelle. En plus de ses bienfaits physiques, Duh-An-Rat aide à réduire le stress et à améliorer le bien-être mental, offrant une approche holistique pour la santé globale.
