Attitude
Les 10 principes du Tai Chi Chuan.
Redresser la tête comme suspendue à un fil.
Redresser la tête de façon à ce que les vertèbres cervicales soient dans le prolongement des vertèbres du dos. Il s’agit de rentrer légèrement le menton avec souplesse, sans forcer. Ne pas raidir le cou. Le regard est à l’horizontale devant soi.
Imaginer que le sommet de la tête est suspendu à un fil accroché au ciel; Alors, il y a alignement du corps, des pieds au sommet de la tête.
Rentrer légèrement la poitrine et étirer le dos.
Il s’agit d’abaisser la poitrine de façon à ce que le souffle descende dans le bas ventre (Tan Tien) et que le dos s’allonge. Cela permet d’avoir la partie haute du corps légère et contribue à l’assise du corps.
Relâcher la taille et les hanches.
La taille est le centre du mouvement.
Relâcher la taille, fléchir les genoux légèrement pendant toute la durée du mouvement.
Le mouvement est toujours conduit par la taille. Les Quatre Étoiles (2 aux crêtes iliaques, 2 sur l’avant des épaules) se déplacent toujours ensemble. Les pieds n’ont de la vigueur et le bassin de l’assise que si l’on est capable de relâcher la taille.
Distinguer le «plein» du «vide».
Ce Principe fondamental consiste à mettre le poids du corps sur une jambe qui est dite alors pleine, yang et l’autre est vide, yin, jambe de soutien. De la juste répartition du poids du corps (70/30) d’une jambe sur l’autre, ce principe est respecté. Abaisser les épaules, laisser tomber Les Coudes et étendre Les Doigts. Abaisser les épaules consiste à les relâcher vers le bas. Laisser tomber les coudes qui sont toujours orientés un peu vers l’Extérieur. Il s’agit également d’étendre les doigts qui doivent rester sensibles.
Utiliser l’esprit et non la vigueur musculaire.
Pas d’effort musculaire Dans La pratique mais la vigueur utilisée provient de la détente, de l’intention (Yi), du souffle et de l’énergie (Chi).
Ne pas employer la vigueur musculaire, il s’agit de laisser le corps dans la détente et la conscience, le mouvement s’exprime à partir de fils.
Relier le haut et le bas du corps et vice-versa.
Le corps constitué un tout et le Taichi Chuan nous l’apprend, le bas du corps est plutôt lourd, enraciné, alors que le haut du corps est léger, aérien, l’impulsion donnée par le bas du corps. Ce lien harmonieux haut-bas réside dans l’énoncé: «L’énergie prend ses racines dans les pieds, monte dans les jambes. Elle est commandée par la taille et se manifeste dans les doigts. Des pieds, des jambes et de la taille, tous les mouvements doivent être exécutés dans une unité parfaite ».
Unir l’intérieur et l’Extérieur.
L’Extérieur est le corps, l’intérieur est la pensée, l’intention dans Le mouvement. Par le lâcher prise, la présence dans «l’Ici» et maintenant, le pratiquant unifie l’Intérieur et l’Extérieur de façon à ce que le mouvement vienne de l’Intérieur, ne soit pas ainsi qu’un geste mais l’expression de son être.
Chercher la continuité dans le Mouvement.
Cela signifié Lier les mouvements sans interruption, sans arrêt. Tous les mouvements sont circulaires, souples et sans discontinuité, comme l’écoulement continu et sans fin du fleuve ou le déroulement du fil de soie d’un cocon. Cette Continuité dans Le mouvement apporte détente, régule le souffle et l’Apaise.
Rechercher le calme au sein du mouvement.
L’art du Tai Chi Chuan propose que Le calme dirige les mouvements et Que les mouvements s’exécutent dans Le repos. C’est pourquoi, les mouvements sont d’Une grande lenteur. Le calme favorise l’intériorité, l’ouverture vers un centre de l’être.
Le Chi
Le mot chinois « Chi » ou « Qi » n’a pas d’équivalent en français. À défaut de traduction précise, on parle d’énergie vitale. Mais le Chi, c’est bien plus qu’une énergie. Elle se distingue des autres formes d’énergie par une particularité qu’elle est seule à posséder : elle obéit à la volonté. Elle est une des manifestations les plus étonnantes de la vie.
On peut percevoir le Chi. Jusqu’à très récemment, en Occident, le Chi n’était qu’une théorie. On ne le percevait pas : on en entendait parler. C’était généralement une théorie sous-jacente à acupuncture.
Il a fallu quelques maîtres de notre époque pour nous révéler ce qu’était le Chi, nous le faire percevoir, et nous apprendre à nous en servir. Nous savons donc maintenant que le Chi a quelque chose de concret. Mais, contrairement à toutes les disciplines enseignées en Occident, la perception du Chi ne passe pas par un apprentissage intellectuel. Il n’y a aucune théorie, rien à apprendre, seulement une faculté corporelle propre à tous les êtres vivants mais que notre état d’être humain nous permet de développer. Comme tout ce qui est perçu, le Chi l’est également par les sens. Mais c’est le sens tactile qui va être plus particulièrement conditionné pour percevoir le Chi.
Le principe sur lequel repose le Feng Shui est que tout ce qui nous entoure relève d’une énergie universelle. Une substance subtile, immensurable et sans limite, qui compose le cosmos tout entier, circule dans le monde qui nous entoure, dans notre corps et notre esprit. On l’appelle le Chi (prononcé « tchi) en Chine, Ki au Japon et Prana en Inde. Laisser circuler le Chi. Le dessein du Feng Shui est donc de faire en sorte que ce souffle vital circule de manière optimale en nous comme à l’extérieur de nous. Car de cette bonne circulation découleront une attitude, des pensées et des sentiments positifs directement liés à notre santé, notre vie familiale et professionnelle.
Il est donc essentiel de faire en sorte que le Chi circule avec fluidité et douceur à l’intérieur de votre maison. Les angles saillants, les recoins profonds et les espaces encombrés étant autant de blocages énergétiques susceptibles de générer des maux et dysfonctionnements dans votre vie. Cette notion de libre circulation des énergies n’est d’ailleurs pas exclusive au Feng Shui. Empruntée à la philosophie chinoise elle est également un des fondements de certaines thérapies chinoises millénaires telles que l’acupuncture ou le shiatsu.
L’une comme l’autre partent du principe que l’esprit, le corps (les différents organes) et l’environnement direct d’une personne forment un tout et que tout désordre, quel qu’il soit, psychique, physique ou extérieur est susceptible de rompre son équilibre énergétique causant maladies ou malaises. En stimulant, des points précis, elles agissent subtilement sur les flux d’énergie afin de supprimer les blocages et permettre à l’énergie de circuler à nouveau librement et harmonieusement dans le corps et l’esprit. A l’image du vol des oiseaux, des ruisseaux, bref de la nature, le Chi doit circuler selon des mouvements amples et ondulants dans votre maison. Pour savoir ce qu’il en est chez vous, voici un petit test très simple de circulation du Chi dans votre intérieur
La respiration c’est la vie.
La respiration complète, c’est l’ensemble de ces trois respirations réunies. Respiration complète = Respiration abdominale + thoracique + claviculaire.
Respirer complètement, en gros, c’est apporter de l’air dans l’intégralité de nos poumons. C’est donc la façon idéale de respirer. Cela permet d’oxygéner plus efficacement nos cellules, et de libérer un plus grand nombre de toxines (et toxines dans le sang = stress = angoisse…).
Donc en respirant complètement, on s’oxygène, on libère des toxines, donc on se détend. Mais tout cela arrive seulement si on pratique, alors voici comment faire.
Exercices simples de respiration profonde.
Où pratiquer ?
Vous pouvez faire cet exercice partout. Les deux points à respecter sont de garder le dos bien droit, et de respirer par le nez.
Objectifs de ces exercices de respiration ?
Ces exercices ont 3 objectifs:
Vous faire prendre conscience des 3 différentes respirations. Vous apprendre à contrôler votre respiration. Diminuer l’angoisse et vous détendre intensément.
Symptômes?
Si en faisant l’exercice, vous avez des vertiges et la tête qui tourne un peu, c’est normal. Passer d’une respiration haute à une respiration basse entraîne une modification du taux de dioxyde de carbone dans le sang. Persévérez et la détente viendra remplacer ces symptômes.
Exercice 1 : prendre conscience des trois sections de la respiration complète. Tenez-vous bien droit, et imaginez que vos poumons sont divisés en 3 sections, comme sur le schéma. Respirez une première fois pour remplir la partie haute, celle des épaules. Puis prenez conscience de ce qui se passe en vous (détente? stress?…).
Respirez une deuxième fois pour remplir la partie du milieu, celle du thorax.
Puis à nouveau prenez conscience de ce qui se passe en vous (détente? stress?…).
Respirez une dernière fois pour remplir la partie basse, celle du ventre. Vous aurez sans doute remarqué que la respiration ventrale est la meilleure, celle qui permet le plus de se détendre.
Exercice 2 : Pratiquer la respiration complète. C’est celui-ci que vous devez pratiquer le plus souvent possible! Allongé, assis ou debout, le dos droit:
À l’inspiration: faire une inspiration par le nez, en 3 étapes.
Abaissez le diaphragme en gonflant le ventre.
Diriger l’air vers le milieu des poumons en ouvrant les côtes et en soulevant légèrement la poitrine.
Terminez l’inspiration en dirigeant l’air vers les épaules et en les soulevant légèrement. Gardez l’air quelques secondes.
Plus vous deviendrez à l’aise, et plus vous pourrez le garder longtemps.
C’est à ce moment que vous pouvez être un peu étourdi et même avoir le cœur qui accélère un peu : pas de panique, c’est normal :).
Ça veut dire que vous n’aviez vraiment plus l’habitude de bien respirer !
À l’expiration: Faites une expiration par le nez en 3 étapes.
Commencez l’expiration en laissant tomber les épaules. Puis continuez en laissant les côtes revenir en place
Enfin finissez l’expiration en rentrant le ventre, puis en le faisant remonter légèrement afin de bien expulser tout l’air. Ici, il est important de forcer un peu lors de l’expiration afin d’expulser un maximum d’air possible. L’expiration doit durer plus longtemps que l’inspiration. Puis revenez à l’étape 1 et reprenez.
Normalement, si vous avez expiré correctement, en forçant un petit peu, vous pouvez laisser votre ventre se gonfler tout seul, sans forcer, et diriger l’air vers le bas, le milieu, puis le haut.
Comment savoir si vous faites bien l’exercice? Si l’exercice vous calme, vous détend, que vous avez des petits gargouillements, que vous sentez vos muscles se relâcher…c’est que vous faites l’exercice correctement.
Combien de fois
Je ne vais pas vous dire « faites-le 5, 10, 15, 20 fois… » Faites-le aussi souvent que vous le pouvez (et vous pouvez le faire souvent car vous pouvez le faire partout…donc aucune excuse possible).
Comme pour un sport, plus vous en faites, et plus vous ressentirez vite les bienfaits et plus ces bienfaits seront présents sur le long terme.
Et plus vous le faites, et plus cela redeviendra automatique. En tout cas, il vaut mieux faire cet exercice 3 fois par jour pendant 30 secondes, que 1 seule fois 1 minute 30.
Développer son Chi.
Mettez-vous à l’aise. Pour pouvoir travailler correctement sur votre respiration, vous devez devenir votre propre point de concentration.
Choisissez entre une chaise et un coussin sur le sol, n’importe lequel des deux qui vous permettra de vous sentir à l’aise.
Sur la chaise, asseyez-vous avec le dos droit, les pieds à plat sur le sol et les genoux écartés alignés au niveau des épaules. Sur le sol, vous pouvez vous assoir en position du lotus ou vous mettre à genoux.
Vous pouvez développer votre Chi pour soigner votre corps, à la fois physiquement et mentalement, ainsi que pour arriver à votre plein potentiel. Pour réaliser votre force dévie au complet, vous devez développer des exercices de respiration et des exercices physiques avant d’aborder le développement de votre Chi au niveau énergétique et spirituel.
Respirez profondément. Prenez conscience de votre respiration qui entre et qui sort. Assurez-vous d’utiliser votre diaphragme, pas votre torse. La respiration au moyen du diaphragme (c’est-à-dire la partie basse du torse, près du ventre) vous permet d’inspirer et d’expirer plus d’air. Il est essentiel d’inspirer beaucoup d’air pour développer votre Chi. Continuez de faire ces exercices pendant plusieurs jours ou plusieurs semaines jusqu’à ce qu’ils deviennent naturels. Ensuite, vous pouvez commencer à essayer ce genre de respiration à n’importe quel endroit où vous vous trouvez et où vous avez besoin de faire circuler votre énergie.
Faites le vide dans votre esprit. Il est difficile de garder un esprit neutre et d’écarter les pensées à propos de tout et n’importe quoi. Cependant, pendant les 5 à 10 minutes d’exercices de respiration, vous devez vous concentrer sur le vide de votre esprit. Vos inspirations et vos expirations sont comme le yin et le yang, ce sont des opposés interconnectés.
Essayez de respirer en carré. Cela ne signifie pas que vous devez respirer en forme de carré. La respiration en carré est possible après avoir maîtrisé la respiration par le diaphragme. Mettez-vous en position assise confortable avant de commencer. Voici quoi faire pour respirer en carré. Inspirez. Retenez votre souffle pendant 5 secondes. Expirez.
Retenez votre souffle pendant 5 secondes.
Pratiquez le Taichi.
L’art du Taichi a été spécialement conçu pour vous aider à retrouver un équilibre dans votre Chi. Même s’il existe de nombreux mouvements dans la pratique du Taichi, vous pouvez commencer par des mouvements de base pour voir comment cela fonctionne. La respiration est un élément central du Taichi et vous devriez avoir développé une bonne connaissance de la façon dont votre respiration et le Chi fonctionnent ensemble dans l’étape précédente. La pratique du Taichi en elle-même consiste en des séries de mouvements lents et doux conçus pour vous connecter et vous mettre en relation avec votre respiration et votre Chi. Au sein même du Taichi, il existe différentes écoles qui possèdent des façons légèrement différentes de faire certains mouvements et certains pas.
Développez votre posture.
Le Wuji ou posture du cheval est la base du Taichi. Cette posture pourrait vous donner l’impression d’être simplement debout, mais c’est une excellente façon d’être lié à votre énergie. Simplement en restant debout en posture du cheval et en respirant, vous pouvez développer votre Chi. Assurez-vous que votre poids se porte entre vos deux pieds. Déplacez votre torse comme si vous vous releviez depuis une position assise sur une chaise. Pliez les genoux. Laissez votre colonne vertébrale comme si elle flottait vers le haut. Détendez vos épaules. Touchez doucement votre palais avec votre langue. Respirez naturellement.
Entraînez vos bras. C’est un exercice qui ne fait pas partie du Taichi, mais qui peut vous aider à entrer en connexion avec votre corps. Il peut aussi vous aider à développer votre Chi dans votre corps pendant que vous bougez et que vous suivez votre respiration. Posez votre main droite, paume en avant, parallèle à votre visage, juste devant. Posez votre main gauche, paume vers l’intérieur, devant votre ventre, parallèle à celui-ci. Bougez lentement vos mains en décrivant des cercles. Vos bras vont tourner l’un autour de l’autre et vos paumes vont être à des angles différents, selon leur place dans le cercle. Elles vont se faire face complètement, à l’intérieur et à l’extérieur, en haut et en bas du cercle avant de revenir à plat et parallèles devant votre torse. Respirez.
Concentrez-vous sur votre énergie. Cela vous aidera à arriver au niveau supérieur de Chi. Au fur et à mesure que vous faites vos exercices de respiration de votre choix, concentrez-vous sur des zones de votre corps où l’énergie ne s’écoule pas. Ce sont des blocages d’énergie et chacun d’entre eux vous demande plus de concentration et de détermination pour le réparer et pour faire s’écouler l’énergie comme elle le devrait. Certaines personnes arrivent à faire s’écouler leur énergie par elles-mêmes en faisant des exercices physiques et des exercices de respiration, mais la plupart des gens ont besoin d’aide et de conseils dans cette pratique. Une des façons les plus simples de comprendre comment l’énergie de votre corps fonctionne est de faire un test de diagnostic qui peut vous aider à identifier les éléments présents dans votre corps et ceux qui en sont absents ou dont vous avez besoin. Vous trouverez sur Internet des sites de spécialistes en qi gong qui vous aideront à amener votre travail à un niveau supérieur.
Travaillez sur la connexion entre votre corps, votre esprit et votre âme. Vous arrivez là au niveau de Chi le plus élevé. Il englobe tout le travail que vous avez fait jusqu’à maintenant, la respiration, les mouvements physiques, le flux d’énergie et y ajoute l’élément spirituel. Cela vous amènera à un état de pleine conscience ou de conscience concentrée. Tout comme la pratique zen des bouddhistes, l’aspect spirituel du développement du Chi peut être l’objectif de toute une vie. Vous pourriez arriver à atteindre l’état que vous recherchez en une seule journée, mais le jour suivant vous ne pourriez même pas arriver à l’approcher. Pour vraiment arriver à faire cette connexion spirituelle avec les aspects physiques et énergétiques, vous devez être bien ancré dans le présent et en être complètement conscient, vous ne voulez pas accéder à différents plans de conscience. Pour la plupart des gens, la méditation est la meilleure façon d’atteindre le point le plus élevé de développement du Chi.
